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Le Brain Gym® : intéressant en psychomotricité ?

Le 25 octobre 2019
       Le Brain Gym® : intéressant en psychomotricité ?
Dans cet article, je vais vous expliquer ce qu'est le Brain Gym® et les liens que l'on peut faire en séance de psychomotricité. Comment cela se pratique-t-il? Est-ce fait pour tout le monde? Quel rapport avec la psychomotricité?

Après avoir suivi une formation du premier niveau de Brain Gym®, j’ai particulièrement adhéré à cette pratique. C’est pourquoi, dans cet article, je vais vous expliquer ce qu’est le Brain Gym® et son intérêt dans la prise en charge psychomotrice.

Qu’est-ce que c’est ?

C’est une pratique éducationnelle basée sur le mouvement. Il y a 26 mouvements principaux établis par les créateurs de cette discipline : Gail et Paul Dennison. Ces mouvements sont simples et ludiques, les enfants se prêtent donc au jeu assez facilement. Mais ça n’est pas réservé uniquement aux enfants : même les adolescents, les adultes et les personnes âgées peuvent les réaliser ! Tous les mouvements peuvent d’ailleurs être adaptés si la personne ne se sent pas assez à l’aise avec l’un d’eux. Les objectifs poursuivis grâce à ces mouvements sont divers et variés mais en voici quelques uns : une amélioration dans l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, des mathématiques, du langage, une amélioration de l’attention, de la concentration, de la communication, de la mémorisation, de l’organisation, des performances sportives, etc…

Comment est-ce qu’on fait ?

Cette pratique se base sur des équilibrages actifs en 5 étapes :
La 1ère : l’ECAP. Cette phase permet de se centrer sur soi-même afin de trouver son rythme pour apprendre sans stress. ECAP sont les initiales de : Energisant, Clair, Actif, Positif. Ce sont ces valeurs qui permettent, notamment, un apprentissage optimal.
La 2ème : trouver un objectif d’apprentissage. Il doit être réalisable, personnel et motivant pour la personne. Ainsi, l’apprentissage sera renforcé.
La 3ème : les pré-activités. Elles permettront d’établir une base afin d’observer l’évolution des apprentissages par la suite.
La 4ème : le menu d’apprentissage. Il s’agit de réaliser certains des 26 mouvements qui favoriseront l’apprentissage voulu. Ces 26 mouvements peuvent aider à divers apprentissages et il faut donc les choisir méticuleusement.
La 5ème : les post-activités. Cela permet d’observer l’acquisition des apprentissages, et donc, de les ancrer.

Quel(s) lien(s) avec la psychomotricité ?

Plein !
Tout d’abord, le mouvement : c’est l’un des principes communs au Brain Gym® et à la psychomotricité. Paul Dennison dit ceci : « le mouvement est la porte de l’apprentissage ». La psychomotricité s’accorde sur ce principe également : chaque activité, chaque proposition passe par le mouvement pour favoriser les apprentissages et les évolutions. Cela permet aussi de maintenir l’attention et la motivation des enfants, condition nécessaire à chaque apprentissage. Les mouvements proposés dans le menu d’apprentissage du Brain Gym® ainsi qu’en psychomotricité permettent de travailler : le tonus, les coordinations (oculo)manuelles et (oculo)pédestres, les dissociations, la gestion de la force, l’équilibre, la latéralité, etc…
Ensuite, la cognition (ou « l’intelligence ») : tant en Brain Gym® qu’en psychomotricité, l’attention, la mémoire, l’organisation dans l’espace et dans le temps ainsi que le schéma corporel sont beaucoup sollicités. En effet, il faut de la concentration pour comprendre comment placer son corps pour réaliser les mouvements du menu d’apprentissage, connaitre son schéma corporel et organiser son corps dans l’espace afin d’y arriver. Ces compétentes sont également stimulées en séance de psychomotricité.
Pour finir, les émotions : les deux pratiques permettent de vivre et de comprendre ses émotions mais aussi de tenter d’être le plus positif possible, de voir le verre à moitié plein, de voir le côté capacitaire de la personne et non le côté déficitaire. Cela favorise la confiance en soi, point très important dans le processus d’apprentissage : si je pense en être incapable, je ne vais pas réussir à fournir les efforts nécessaires pour y arriver. Plus le bénéficiaire verra le côté positif, plus il le favorisera face aux difficultés qu’il rencontrera.

Pour conclure…

La psychomotricité ainsi que le Brain Gym® passent par le mouvement afin de favoriser les apprentissages et mettent en avant la confiance en soi et la positivité. C’est pourquoi, ayant des objectifs communs, le Brain Gym® (étant une pratique à part entière) peut être utilisé en psychomotricité comme une médiation selon les objectifs poursuivis. Chaque mouvement peut être adapté aux capacités de la personne, chose très importante lorsque l’on rencontre un très large public.

Sources: syllabus du Centre Ressourcetoit